L’émigration belge vers la France



Les théories fascistes introduites depuis le milieu du 19e siècle à l’appui des thèses nationalistes connaissent périodiquement des réactivations coïncidant en général avec des périodes de crise économique et une exacerbation des tensions sur le marché de travail

L’après-guerre a connu l’italophobie. L’Entre-deux-guerres a été marquée par le rejet des Polonais et des Baltes tout comme la fin du 19e siècle et le début du 20e l’avaient été par les conflits avec les Flamands

Maintenant, les craintes se portent sur les populations d’origine maghrébine. L’augmentation de la proportion de personnes de couleur fait craindre qu’elles ne soient les prochaines victimes de nos tares économiques.

Bien entendu « les vrais Belges » sont les victimes de ces hordes étrangères venant régulièrement profiter des fruits de notre travail. Aussi, il est bon, de temps en temps, de se rappeler qu’il n’y a pas de Belges au sens ethnique du terme.

L’apparition du travail du fer, l’extension de la domestication du cheval et du char de guerre à deux roues dans les populations néolithiques de l’Est de l’Europe de profonds bouleversements qui se traduisent par d’importants mouvements de population.

Au 7e siècle avant notre ère, les Celtes des hautes vallées du Rhin et de l’embouchure du Danube se mettent en marche vers l’Ouest. les Gaulois furent les premiers à s’établir dans les contrées qui s’appelleront plus tard France et Belgique. Ils se mêlent sans grand combat à la race qui a, la première, occupé ces territoires après le recul des glaces et l’installation d’un climat tempéré.

Ces hommes ont une stature moyenne, la tête arrondie et la face courte, les yeux bruns et les cheveux noirs ils sont les descendants des chasseurs de rennes du sud qui ont suivi les troupeaux au fur et à mesure que les glaces reculaient et que les steppes et toundras favorables aux rennes se retireraient vers le nord. Les historiens ont déjà noté ces détails et l’archéologie actuelle nous en fournit les preuves.

La pression démographique aidant, d’autres Celtes suivirent  les traces des Gaulois vers 600 avant Jésus-Christ. Venus du centre de l’Europe, il se divisent en deux branches et se répandent dans l’Europe occidentale vers la Méditerranée où leur nom de Bolgs* (les hommes) se corrompt en Volques. Ils occupent entre autres la région de Montpellier (les Volques Arécomiques) qui ont construit les fortifications des oppida dont celui de Murviel-lès-Montpellier où participent aux fouilles des membres du Cercle d’Histoire Archéologique de Marcinelle.

L’autre branche détournée par les Helvètes retranchés dans leurs réduits montagneux remonte la vallée du Rhône et occupent le nord de la France et la Belgique. Les Bolgs y deviennent les Belges. Ils vont refouler leurs cousins vers l’Angleterre chez nous et vers l’Ibérie dans le sud.

Les territoires ainsi conquis par les Belges, il y a 25 siècles sont limités par le Rhin, la Marne et s’étendent jusqu’aux rives de l’océan et à la mer du Nord.

Doluchocéphales**, ils ressemblent aux Germains. Ils ont les cheveux blonds, des yeux clairs et ils sont de haute taille. Leur langue, par contre, n’est pas germanique mais purement celtique. La légende et notre histoire nationale en a fait nos ancêtres. Enfin, voilà de vrais Belges.

*Bolg : Le mot belge serait issu du celtique *bhelgh « se gonfler, être furieux » (voir le gaulois *bulga « sac de cuir » et le vieil irlandais bolg « soufflet, ventre »). Il faudrait le comprendre soit comme « les furieux », « les belliqueux », « les belligérants », soit comme « les fiers, les vantards, ceux qui se gonflent comme une outre .

**Doluchocéphales : avec un crâne allongé

A suivre

Roger Nicolas

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