Discipline

Quand je revois l’un.e ou l’autre de mes anciens élèves, je suis agréablement surpris de percevoir les souvenirs agréables qu’ils conservent de leur ancien ‘instituteur. Durant toutes les années où je j’ai professé ce métier, je ne fus jamais quelqu’un de facile. Mes collègues et moi, nous imposions une importante discipline au sein de notre école.

Cela commençait dès le matin, au moment où notre instituteur en chef faisait retentir la petite cloche fixée sur un des murs de la cour de récréation. Qu’a bien pu devenir cette petite cloche ? Pas besoin de la faire retentir deux fois, tous les enfants accouraient se mettre en rangs deux par deux. L’entrée se faisait en fonction de la classe la plus éloignée. C’était donc ma classe qui entrait la première.

Arrivés en classe, les élèves déposaient leur mallette puis se plaçaient debout à côté de leur banc. Le maître attendait que tous soient bien calmes avant de leur permettre de s’asseoir.

Lorsque l’un.e de mes collègues venait me demander une information ou lorsqu’une personne étrangère entrait dans notre classe, le geste était automatique : les élèves se levaient à côté de leur banc par respect envers la personne qui venait d’entrer.

Pour les sorties de l’école tant à midi qu’à 16 heures, nos enfants avançaient en rangs par deux par deux jusqu’au grillage. Il n’était pas question de s’égayer directement sur la rue ou rejoindre les bras protecteurs des parents ? A l’époque c’étaient les mamans qui attendaient sur le côté du grillage de l’école et jamais devant la sortie. L’instituteur accompagné de deux élèves avançait jusqu’au milieu de la rue ; les enfants se plaçaient de part et d’autre du passage pour piétons. Ils brandissaient un panneau de circulation A51pour les automobilistes qu’ils avaient réalisé car à cette époque la rue Jules Destrée (Trieu des Agneaux aujourd’hui) était à double sens de circulation. C’est à ce moment que nous donnions l’ordre à nos enfants de sortir de la cour de récréation.

Je me rappelle également que durant une certaine période, mon cher collègue Bernard François et moi-même, nous avons reconduit un certain nombre de nos élèves qui retournaient vers la cité Géméné Penfao et qui devaient traverser la rue Général de Gaulle. Nous étions absolument contents d’assurer la sécurité de ces petits élèves.

Robert Tangre

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