Le meurtre du 18 août (suite 37)

La fin de la tuerie

Melle De Ridder

Toutes les victimes enfermées dans la cave avaient subi le sort qui leur avait été réservé par les Rexistes en représailles de la mort d’Englebin.

Il ne restait plus que mademoiselle De Ridder qui fut arrêtée à Trazegnies chez Monsieur l’architecte Simon. Elle venait de descendre de la voiture qui l’avait amenée à Courcelles. Elle fit à pied la distance qui la séparait du théâtre des exécutions au moment même où l’on venait d’abattre Monsieur le Doyen Harmignie.

Elle ne fut pas descendue dans la cave mais dirigé vers le lieu des exécutions. Un coup de feu éclata et la dame s’écroula. Qui l’avait abattue? On ne le sait pas avec précision: trois personnes furent désignées par les divers témoins, Matthys, le chef rexiste, l’échevin Pevenage et un dénommé Lambinon.

Les bandits s’empressèrent de quitter les lieux du massacre après être allés regarder l’ensemble de victimes. Des coups de feu furent même tirés sur les cadavres de ces malheureux. La petite centaine d’hommes remontèrent alors dans les nombreux véhicules qui les avait amenés.

Les Bruxellois regagnèrent en voiture la villa bruxelloise du 1039 de la chaussée de Waterloo. Sur place, Matthys les remercia à d’avoir aidé à réprimer les actes commis contre eux.

Pendant ce temps qu’était donc devenue Madame Gobbe qui eut la vie sauve grâce à un parent éloigné, monsieur Everaert. Arrivé en retard, ce dernier l’avait reconnue et était intervenu auprès de Matthys pour qu’elle ait la vie sauve. Délestée de tout bien, cette dame demanda de l’argent pour prendre le tram en direction de Charleroi.

Les hommes de la Formation B de Charleroi s’apprêtèrent à leur tour de rejoindre leur local. Ils emmenèrent avec eux Monsieur Stoquaert, le second rescapé. Ce dernier fut descendu à la rue Tumelaire, au nouveau local de cette fameuse association. Il fut dirigé ensuite vers la Kreiskommandatur puis à la prison et ensuite à la caserne Trésignies d’où il réussit à s’évader le 1er septembre.

La plupart des assassins retournèrent à la rue du Parc et se mirent à boire du vin en l’honneur des représailles. L’échevin Pevenage prit la parole pour remercier ses hommes. Il déclara qu’ils n’étaient pas  des assassins mais des justiciers qui avaient vengé la mort du bourgmestre Englebin.

Résumé écrit par Robert Tangre.

À suivre

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