Le crime du 18 août (suite 2)

Le témoignage du garde du corps.

Le 17 août 1944, nous quittâmes l’Hôtel de Ville de Charleroi à 12 h 30…….  Le chauffeur habituel étant malade, c’est le fils du bourgmestre, Philippe âgé de 24 ans, qui conduisait en replacement de M Louis Nitelet,…. Nous étions accompagnés de Madame Englebin….  Le témoignage est celui de M Marcel Duquesnes, gendarme et garde du corps d’Oswald Englebin

« J’étais assis à côté du chauffeur…. A 60 m du lieu du crime stationnait une petite voiture grise dans le tournant en direction de Souvret…. Quelqu’un tripotait à la roue arrière …. Arrivés à sa hauteur, ce dernier se leva et quatre hommes s’approchèrent et se mirent à nous mitrailler…. Le gendarme ne put se saisir de sa mitraillette déposée à ses pieds empêché aussi par le corps de Philipe Englebin qui s’affaissa sur lui. Le chauffeur ayant été atteint, la voiture a reculé pour se coucher dans le fossé…Les victimes furent achevée et le gendarme eut la vie sauve. La mise à mort eut lieu à la limite des communes de Courcelles et de Monceau-sur-Sambre, à l’entrée de Souvret, au lieu-dit « Bois du Rognac. L’attentat accomplit, les hommes remontèrent dans leur Fiat et s’échappèrent en direction de Souvret. Une camionnette survint alors conduite par M Fernand Georges qui me prit en charge pour me déposer auprès du café du Castadot afin de de prévenir les autorités de police. »

Résumé effectué par Robert Tangre

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