Retour en classe



Dans mon dernier article à propos de ma carrière d’instituteur, je vous annonçais que je quittais l’enseignement et par conséquent l’école du Trieux des agneaux pour devenir conseiller pédagogique auprès d’une organisation de jeunesse à savoir l’Union des Pionniers de Belgique. Ce mandat peut être exercé pendant 6 années mais avec une limite d’âge de 40 ans. Je ne pus exercer cette fonction que durant 4 années ayant atteint la limite de l’âge et je réintégrai l’enseignement courcellois.

Mon emploi avait été sauvegardé car j’étais un enseignant nommé définitivement. Le Collège communal m’informa qu’un emploi était libre dans le siège de l’école de Sart-lez-Moulin et m’était destiné. Je ne partais pas vers un milieu inconnu d’autant plus que la plupart des enseignants avec lesquels j’allais travailler étaient des connaissances.

C’est là que j’ai découvert un autre environnement scolaire car cette école accueillait des enfants issus des nouvelles immigrations. La population de ce siège école comportait un certain nombre d’enfants d’origines algérienne, marocaine et turque dont un certain nombre de Kurdes. C’est ainsi que je fis la connaissance de leurs parents et que je constatai que la plupart d’eux suivaient de très près les études de leur garçon ou fillette au même titre évidemment que la plupart des autres parents d’enfants autochtones.

J’ai occupé pendant deux ou trois ans une classe de 4e année primaire puis suite au départ de certains de mes collègues devenus chefs d’école, je retrouvai une classe de 5e année primaire que j’avais pratiquée plusieurs années à l’école du Trieu des Agneaux. .

Les années que j’ai passées dans cette école de SLM furent très agréables d’autant plus que mes collègues appartenaient à la même génération. Je quitterai toutefois cette école et l’enseignement en 1988. J’en expliquerai les raisons dans un prochain article.

Grâce à Facebook aujourd’hui encore je reste en contact avec un certain nombre de ces enfants proches aujourd’hui de la cinquantaine. Certain.e.s m’apprennent leur évolution, les études qu’ils ont accomplies et la carrière qu’ils ont embrassée. Des petits mots bien gentils me sont souvent adressés, cela me prouve qu’ils n’ont pas oublié le vieux monsieur que je suis devenu. Comment ne pas être content devant un témoignage comme celui de Salic qui m’écrit : « Monsieur je vous ai remplacé. Je suis instituteur ! ». Autre plaisir, revoir les petites Teke qui sont devenues toutes trois universitaires dont l’une d’elles, Mehtap se révèle écrivaine. Je l’ai d’ailleurs invitée à venir présenter son premier livre à la Maison de la Laïcité, moment particulièrement agréable d’ailleurs que ce fut de se retrouver et d’échanger.

Robert Tangre

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