L’imprimerie scolaire

Mon école primaire en 1952

Il y a un certain temps, j’avais déjà parlé de l’imprimerie scolaire. Ecolier, j’avais beaucoup aimé ce travail réalisé en 3 ème et 4 ème années de la classe de M. René Henrion, instituteur de l’école communale de Bouillon.

Le premier travail demandé était la rédaction d’un petit texte puis l’assemblage collectif des caractères en plomb dans les composteurs. Attention, il fallait faire très attention parce que c’est un peu le jeu du miroir.

Notre instituteur alliait à la fois la rédaction, l’orthographe, la technique, … tout ce qui nous avait séduits.

Ayant conservé le petit livret que nous avions réalisé, je vous donne à connaître ce petit document qui doit être rare aujourd’hui.  J’y retrouve le nom de mes copains de classe. Certains d’entre eux habitent encore notre bonne vieille ville.

L’imprimerie scolaire dans les années 70.

Mettant de l’ordre dans une armoire de ma classe de 5 ème année primaire à l’école du Trieu des Agneaux, je sortis le matériel scolaire d’imprimerie qui devait y avoir séjourné depuis pas mal de temps. L’entièreté du matériel avait été conservé. Je sortis le tout et expliquai à mes élèves le processus de son utilisation.

Ma surprise fut grande lorsque l’un d’entre eux me demanda si nous pouvions nous aussi réaliser un travail d’impression. A ces paroles, mes souvenirs d’enfance me sont revenus et je demandai à mes élèves quels étaient ceux qui souhaiteraient faire partie d’un groupe de petits imprimeurs. Les doigts se levèrent, et toutes et tous suivirent avec attention le travail je réalisai à leur intention.

Peu de temps après, les amateurs se mirent au travail et l’accomplirent avec grand plaisir. Nous avons travaillé un certain nombre de jeudis après-midi (l’équivalent du mercredi maintenant). La petite équipe se mit au travail avec enthousiasme.

Très récemment, j’appris sur Facebook que l‘un de ces enfants venait d’obtenir sa pension. Il faisait partie du petit groupe d’imprimeurs quand il était écolier. Je me rappelai à l’évocation de son nom qu’il appréciait l’activité. Comme il habitait à peine à 100 mètres de l’école du TDA, il retournait dîner et revenait très rapidement en classe pour son travail d’imprimeur.

J’espère qu’il aura la possibilité de lire cet articulet et qu’il se reconnaîtra.

Robert Tangre

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