Faire face.

Lors de mon arrivée à l’école du Trieu des Agneaux, je vous rappelle qu’il y avait trois instituteurs pour les garçons et trois institutrices pour les filles.

En septembre 1963, je pars faire mon service militaire. Je suis remplacé durant cette année par une institutrice à titre intérimaire.

1er septembre 1964, je retrouve ma petite école du Trieu des Agneaux. Au 1er octobre se déroule le comptage du nombre d’élèves inscrits. Nous constatons avec plaisir que nous avons atteint bien plus d’élèves que l’année précédente. Cela va nous permettre d’ouvrir une quatrième classe du côté garçon. Je ne me souviens plus de la situation du côté des filles. De jeunes instituteurs vont se suivre l’un après l’autre. Je me rappelle un dénommé Souris puis de Monsieur André Cheron et Monsieur Jean-Michel Delcourt qui deviendront l’un après l’autre les titulaires d’une classe du 1 er degré. C’est ainsi que je me retrouve avec une petite classe de garçons de la deuxième année primaire.

C’est un début, l’école du Trieu des Agneaux semble attirer de plus en plus de nouveaux élèves. Cette situation est tout à fait normale car nous sommes 20 années après la fin de la guerre 1940-1945. Les enfants nés après le combat se marieront. Inutile d’en expliquer davantage..

En septembre 1966, le nombre d’écoliers croît encore. Le nombre d’élèves dans les deux premières années est devenu très important. Il en est de même pour les élèves des 3e et 4e années Un degré doit être divisé en deux. Il est possible séparer les deux années des plus petits mais aussi les élève du degré moyen. Cela me concerne plus particulièrement car ce sont les classes d’apprentissage qui sont très importantes. Logiquement, les deux premières années méritent d’être confiées à deux maîtres d’école. La question m’est posée. Quelle sera mon choix ? J’ai déjà pris un peu de bouteille et c’est ainsi que je prends le degré moyen composé de 20 enfants de la 3 ème année et des 14 enfants de la 4 ème année. Me voici face à 34 élèves. Durant cette année, le nombre de mes écoliers ira croissant et c’est ainsi qu’au 30 juin, je finissais l’année scolaire avec 37 élèves.

Une autre année mérite aussi d’être mentionnée, l’année scolaire 1968 – 1969. Je commence l’année avec 19 garçons de 4 ème année. Arrive le 1 et octobre, moment du comptage. Le conseil communal de Courcelles a décidé que l’enseignement communal devenait mixte. C’est ainsi que 11 petites demoiselles viennent renforcer ma classe. Ils seront 32 au 30 juin 1969.

Robert Tangre

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