
Fancy fair 1965.
Je vous ai déjà décrite l’école du Trieu des agneaux telle que je la découvrais en 1962, la voici : une cour en cendrées, des allées en gros pavés, de hauts murs, des châssis de fenêtres usés jusqu’à la corde, un chauffage par un gros poêle en fonte et d’anciens bancs très lourds.
Durant les vacances de l’année 1967, me remettant d’une opération chirurgicale, je me rendis à l’école pour constater les travaux qui avaient été annoncés. Pour toutes les classes du dessus, le mobilier scolaire avait été changé tout comme les châssis des fenêtres, un chauffage central au gaz avait été installé dans toutes les classes, certains murs avaient été abaissés. L’entièreté des classes avaient été repeintes. La toiture allait être refaite par les ouvriers communaux.
La classe en bois qui se trouvait à l’époque sur la cour de récréation du côté filles avait été abattue. À partir de leur emplacement, un chemin avait été tracé au bulldozer en direction des jardins qui se trouvaient en contrebas des bâtiments. Auparavant, ces jardins n’avaient jamais été exploités par les instituteurs en chef, ils formaient une vraie brousse.
Dans chaque cour d’école, des escaliers permettaient de rejoindre ces jardins. Ils étaient empruntés par les enfants qui suivaient les cours de religion catholique. Cet endroit n’était vraiment pas agréable pour la personne qui devait y travailler, devait penser madame Henssen. Dans un premier temps, cette dame fut la seule représentante d’une religion. Les cours de morale étaient donnés par les instituteurs. Cela dura jusqu’au moment où le pouvoir communal nomma deux enseignantes, mesdames Nadia Gogniat et Josiane.
Les vieilles caves sous le bâtiment furent élargies et approfondies. Deux belles classes avaient été créés. Elles étaient séparées par une grande pièce qui pouvait servir de lieu de récréation. Des petits sanitaires proprets avaient été créés à l’arrière de ces classes pour les petits bambins. Pas de doute, les institutrices maternelles allaient pouvoir travailler dans des conditions idéales.
Robert Tangre