Le crime du 18 août (suite 6)

Qui a agressé Oswald Englebin ?

D’après l’auteur du livre, les agresseurs étaient étrangers à la région. Les chefs de la résistance de Trazegnies et de Gouy-lez-Piéton le déclarèrent par ailleurs au beau-frère d’Englebin. D’autre part, les formations de la résistance de Charleroi adressèrent une lettre à la Kreiskommandatur pour affirmer leur innocence dans l’assassinat.

Ce fait est également confirmé par l’interview dans le livre « Partisans au Pays noir » d’Yvonne Ledoux, importante responsable des Partisans armés qui déclare que l’attentat n’était pas une action du Front de l’Indépendance de Charleroi.

Récemment, il m’a été communiqué un document intitulé « Du murmure au grondement » sur l’histoire du Hainaut durant la seconde guerre mondiale. L’écrit nous apprend que le bourgmestre Englebin aurait joué double jeu et qu’il aurait même versé de l’argent à la résistance de Gouy, affirmation faite par M Robert Roland, auteur d’un ouvrage sur la résistance dans cette commune.

D’après la collection d’histoires publiées par Hannonia, les agresseurs seraient des partisans venus de la région du Centre. Ils seraient intervenus ignorant sans doute le double jeu mené par la bourgmestre Englebin. Ces partisans étaient surtout inconscients des représailles que leur acte allait provoquer.

Nous reproduisons ci-après, la déclaration rédigée à l’époque par un Partisan armé de la région du Centre appartenant au Corps 72 :

« Aujourd’hui, accompagné de quatre de mes hommes, je me suis rendu au lieu-dit « Rognac » sur la limite de Souvret vers 13 heures. La voiture de Monsieur le Maire du Grand Charleroi est arrivée. Après lui avoir fait signe d’arrêter, il fit feu à plusieurs reprises sur moi. Alors me voyant acculé, au lieu de l’enlever comme cela m’avait été commandé, je fis feu également et après la cessation du feu, je constatai que Monsieur le Maire, sa femme et son fils étaient tués et le gendarme blessé. J’ai laissé la vie au gendarme parce qu’il n’avait pas fait usage de ses armes (Ce rapport est conservé dans la farde 7 dans les papiers Adelson Charlier au C.EG.E. S – PC4)

Robert Tangre

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