
Quelques semaines avant les élections communales de Fontaine-l’Evêque, la Maison de la Laïcité de Fontaine avait, comme elle le fait lors de chaque élection communale, organisé un débat public avec les trois listes en lice, à savoir : le PS (Parti Socialiste) actuellement au pouvoir, Mieux Demain (un parti rassemblant les Ecolos, des CDH, un ancien du RW avec une dominante libérale) et enfin l’UB (Union des Bourgmestres, l’actuel maïeur, exclu du PS et Philippe Seghin ancien bourgmestre libéral).
Chacun des partis avait deux représentants et parité oblige, un homme et une femme. Le modérateur et animateur du débat était un cadre du CAL qui connaissait son affaire. Il était assisté d’une représentante du MOC coorganisateur de la soirée. Chrono en main, chaque candidat disposait de trois minutes pour répondre aux questions posées. On a d’abord commencé par les grands thèmes qui intéressent les communes : le socio-économique, la sécurité, le budget, l’immobilier, la fiscalité, les travaux publics, l’aménagement du territoire, des rues, la communication… avant de passer la parole au public nombreux.
Les questions étaient souvent pertinentes parfois farfelues voire diffamatoires…
Que retenir de cette soirée pleine de promesses : un manque flagrant d’ambition pour l’entité venant des différents candidats. Une absence de taille : un projet culturel éloquent ou encore le mode du « tout à la voiture » de l’entité. Alors que de nombreuses villes et communes d’Europe sont dotées d’un centre piétonnier, Fontaine-l’évêque qui n’est tout de même pas une mégapole croit utile de s’en passer. Pourtant, à l’époque où la rue principale du Centre (depuis le carrefour du Nouveau Philippe jusqu’à la place de Wallonie) a été pavée, elle aurait pu devenir une rue piétonne mais le va-et-vient des voitures l’a fortement endommagée. Les exemples positifs d’une voie piétonne ne manquent pas ! Les abords des écoles n’échappent pas au « tout à la voiture ». Il suffit de se pointer au heures d’entrée et de sortie des classes pour s’en convaincre. A certains moments, le centre de Fontaine-l’Evêque ressemble au carrefour Léonard, célèbre pour ses bouchons… A Bruxelles, aux heures d’entrée et de sortie des classe, certaines rues sont interdites aux voitures…
A une question posée par une dame sur l’insécurité, tous ont la même réponse : le placement de caméras supplémentaires. Des caméras pour lutter contre un sentiment… Cela suffira-t-il pour le faire disparaitre ? Fontaine-l’évêque n’est tout de même pas Chicago. À une certaine époque de ma vie, je me suis rendu au Brésil. Là, dans certaines villes comme Rio, vous avez intérêt à être sur vos gardes (on vous coupe le doigt pour emporter votre alliance).
Bref dans une société où l’on est surveillé en permanence et jusque dans nos moindres déplacements, ajouter des caméras à tous les coins de rues, est-ce une bonne idée ? La ville de Nice en France qui est truffée de caméras (une des villes les plus filmées par caméras de sécurité en France) n’a pas empêché un attentat meurtrier le 14 juillet 2016 par un camion fou sur la promenade des Anglais. Bilan de cette soi-disant surveillance : 86 tués et 485 blessés…
Freddy Guidé.