Le témoignage des tueurs.
Certains parmi ces personnages imaginèrent se tirer d’affaire en racontant des romans invraisemblables . D’autres, toutefois, s’accusèrent d’êtrre coupables d’assassinats à Courcelles. Si devant le Conseil de Guerre, quelques-uns ont cru bon de se rétracter , c’est qu’ils complotèrent en prison pour déformer la vérité.
Prenons quelques témoignages.
Gosset-Empain certifia qu’il n’avait pas tué puisque, 2 -ème tireur ( en principe celui qui donnait le coup de grâce), il avait déchargé son arme sur … un mort.
De son côté, Fernand Marchal déclara regretter ses actes car s’il avait agi de la sorte, c’était parce qu’il devait obéir aux ordres et ne pouvait pas reculer. Il avouait même avoir peur d’être tué par ses chefs s’il désobéissait.
Charles Groulard déclara ne pas être venu à Charleroi les 17 et 18 août. Confronté à Wynen, le 2 -ème tireur, il passa aux aveux après plusieurs confrontations au cours desquelles malgré tout il continuait à nier.

Les inculpés devant le Conseil de Guerre
Fritz Kohnenmergen raconta qu’il était resté dans une voiture jusqu’à la fin de la tuerie et qu’on vint l’y chercher. Il accompagna alors le nommé Dupont et affirma avoir tiré mais avoir raté sa cible.
Caudron, lui, tira sur une dame … mais rata sa cible. La femme, blessée s’enfuit puis s’écroula dans le fossé où elle fut achevée par le 2 -ème tireur.
Enfin, il est bon de rappeler que Madame Gobbe, montée dans les premiers suppliciés, fut obligée de rester assise sur une chaise dans un coin d’une pièce de la maison Hublou. Elle fut une des témoins du déroulement du crime. Elle eut la vie sauve grâce à un dénommé Everard qui affirma qu’elle avait eu des accointances avec les Volontaires du Travail en Allemagne.
Plusieurs tueurs se dénoncèrent respectivement. En conclusion des témoignages, il ne serait pas douteux que parmi les condamnés à des peines de prison, il y eut des tireurs ignorés. De même, il semblerait qu’une vingtaine de personnes se seraient enfouies à l’étranger ou même ne furent pas inquiétées et achevèrent leur vie dans notre pays.
A suivre