Le meurtre du 18 août (suite n°28)

Quelques arrestations

Le 17 août 1944, avant l’arrivée des rexistes bruxellois, cinq individus quittèrent le local du n° 50 de l’avenue de Waterloo à Charleroi pour arrêter M Jean Bellen habitant rue du Viaduc. En cours de route, ils aperçoivent deux agents de police. Les individus, membres de la police rexiste de l’échevin Merlot, les accostent et les mettent en joue. Ils les obligent à leur remettre leur arme et finalement n’emportent que celle d’un des deux policiers. Ce dernier se rend au local du n° 50 pour qu’on la récupérer.  On la lui rend.

Monsieur Bellen, agent du charbonnage, prenait le frais sur le pas de sa porte en compagnie de son chien. Pour saisir l’homme, ils abattent l’animal. La personne est donc arrêtée et conduite à la police 50. Après avoir été interrogé, il sera remis en liberté.

Monsieur Jules Quintard, officier de marine, domicilié à Châtelineau subira ensuite une aventure identique. Circulant à vélo après l’heure du couvre-feu, il se heurta à d’autres membres de cette police spéciale. On lui passa les menottes puis il fut transféré à la Feldgendarmerie. Il fut remis en liberté le 21 août.

Vers 13 h 30, deux personnes ayant perdu leur chemin passèrent par hasard devant le fameux local. Ils furent arrêtés pour se justifier. Heureusement, ils eurent la vie sauve.

La photo illustre l’échevin existe Henti Merlot répondant à Monsieur le Juge Manise, président du Conseil de Guerre. L’homme sera condamné à mort et exécuté le 10 novembre 1947 à la caserne de gendarmerie à Charleroi

A suivre

Résumé écrit par Robert Tangre

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