Le crime du 18 août (suite 10)

L’assassinat de la famille Bousman

Les chefs de Rex ne voyant pas revenir les Pieds Nickelés, sur proposition de l’échevin rexiste Merlot, décidèrent une expédition préventive chez M. Bousman habitant rue du Chemin Vert, 40 à l’M de Bomerée, hameau de Montigny-le-Tilleul. Ils soupçonnaient de nombreux déplacements de personnes à proximité de la maison d’autant plus qu’ils savaient que l’ingénieur des ACEC ne partageait pas leurs convictions politiques. En réalité, le trafic suspect qu’ils imaginaient était dû à la présence voisine d’un court de tennis.

Un cortège de cinq voitures se mit en route et les fascistes décidèrent de cerner la maison. Leur présence causa la mort de Madame Olivier Bousman, de Monsieur Jean Bousman et de son épouse.

Par chance, le papa, M Bousman avait quitté la maison depuis peu et le bébé de la famille où depuis trois semaines, la famille allait passer chaque nuit se sentant menacée.

Les bandits envahirent la maison, collèrent la famille face à un mur, bras levés. Pendant ce temps, la plupart des individus cassèrent et volèrent beaucoup d’objets, accumulèrent des papiers près de matériaux rapidement inflammables auxquels ils mirent feu. Terrés dans leur domicile, les voisins appelèrent les pompiers. Lorsque ceux-ci arrivèrent, l’incendie se propageait rapidement. Mais le commandant des hommes du feu espérait trouver les habitants de la maison,il descendit dans la cave encore accessible et découvrit M Bousman, son épouse et sa mère assassinés. Ils avaient été tués à bout portant d’une balle dans la nuque. Leur assassinat doit être vraisemblablement attribué à l’actif des Pieds Nickelés arrivés entretemps.

Résumé effectué par Robert Tangre

A suivre : «  Le conciliabule de la mort »

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