27 décembre 1944 : décès de Pierre Georges, dit « Colonel Fabien », militant communiste français et héros de la Résistance.

Ouvrier, il adhère au Parti Communiste à 14 ans. À l’âge de 17 ans, il s’engage dans les brigades internationales (en mentant sur son âge pour y être intégré) pour défendre la République espagnole face au coup d’état du militaire fasciste Franco.
Il est connu pour être le premier résistant français à avoir réalisé un attentat contre l’occupant nazi, le 21 août 1941, à la station de métro Barbès – Rochechouart de Paris.
Revenant en France en 1938, il est élu au Comité central des Jeunesses Communistes et redevient ouvrier métallurgiste.
Alors qu’en 1939, la guerre éclate, il est arrêté pour activités communistes. En 1940, il réussira à s’évader lors d’un transfert de prison. Il plonge alors dans la clandestinité et part dans le sud pour réorganiser les Jeunesses Communistes.
Rappelé en 1941 à Paris, il devient commissaire militaire de l’Organisation spéciale (regroupant différentes structures clandestines de résistance du Parti Communiste Français et est chargé de recruter et former des jeunes parmi les Jeunesses Communistes pour constituer les « Bataillons de jeunesse », aux côtés du grand résistant Albert Ouzoulias, alias « Colonel André ». C’est d’ici aussi qu’il organisera le premier attentat contre l’occupant nazi au métro Barbes.
Dès lors, les attaques de soldats, les explosions de matériels et convois de l’armée allemande vont se multiplier sous son impulsion.

Alors que la police est à ses trousses, il est dénoncé aux gendarmes le 25 octobre 1942, malgré qu’il soit blessé lors de ce coup de filet, il réussira à s’échapper. Cependant, le 30 novembre à Paris, il est arrêté. Soumis à la torture par la Gestapo, il ne lâchera pas un nom. Puis, enfermé au fort de Romainville, c’est au tour des SS de le torturer sauvagement. Il ne parlera pas. Et en mai 1943, il réussit à s’échapper du fort.
Fin 1943, il commande 1200 FTP (Francs-tireurs et partisans). Il participera avec ses troupes à l’insurrection et à la Libération de Paris. Après cette victoire, il continue de pourchasser les nazis à l’Est.
Il mourra accidentellement, alors qu’il n’avait que 25 ans, lors d’une explosion de son PC de commandement, alors qu’un des soldats fait une erreur de manœuvre lors du maniement d’une mine allemande.
Lors de ses obsèques le 23 janvier 1945, des milliers de personnes viendront se recueillir et lui rendre hommage.
Pour lui rendre hommage, son nom est donné à une station de métro dans le 19ème arrondissement de Paris et son nom sera aussi donné à l’imposant et actuel siège du Parti Communiste Français.