Pandémie télévisuelle ou comment semer la panique.

 Tout à coup, l’être humain se rend compte qu’il est mortel et n’est qu’une petite chose insignifiante. Jusque-là, il se croyait éternel et invulnérable. Il a suffi d’un vent de panique semé par la télévision pour que toute vie sociale soit disloquée. Le coronavirus nous rappelle que toute vie s’éteint un jour. La télévision a développé en une seule fois son terrible pouvoir de persuasion. Hier, elle servait de marketing publicitaire pour vanter les mérites d’un produit de consommation, il suffisait d’appliquer une affichette avec la mention « vu à la télévision » pour le vendre en masse et à coups sûr…

Hier, les informations se répandaient par les gazettes d’où l’expression « C’est écrit noir sur blanc » mais aujourd’hui pour propager une info, la télévision suffit. Tenez, prenez le cas du coronavirus. Pour semer la panique au sein de la population, il suffit de répandre la diffusion d’une pandémie au sein d’un monde riche pour que l’effroi s’étende au sein de cette population accroc à la télévision. Ajoutez à cela les réseaux sociaux friands en matière de propagation de rumeurs fondées ou infondées.

Actuellement, le Nigeria est en proie à la fièvre de Lassa, une maladie qui provoque des milliers de morts de manière brutale et plus radicale que le covid-19. Qui en parle ? Personne et pour cause : une pandémie dans un pays pauvre n’intéresse guère de monde… Mais soyons sérieux : le coronavirus fait-il de nombreuses victimes à travers le monde ? Selon les chiffres de l’OMS, il y aurait 2 010 000 personnes infectées et 7 000 décès dans le monde ! Et combien d’humains peuplent le monde ? 8 milliards ?… Mais penchons-nous dans notre beau royaume : 10 morts, 1 243 contaminés sur 11 millions d’habitants. Parmi ces 10 morts âgés de 73 à 91 ans et si on déduit ceux qui avaient de graves problèmes respiratoires, cardiaques, de diabète, combien sont réellement décédés des suites du coronavirus ?

Mais peu importe, c’est suffisant pour qu’un gouvernement ultra minoritaire, celui de Sophie Wilmès (MR) s’attribue des pouvoirs spéciaux. Ce gouvernement est essentiellement composé de ministres libéraux francophones et de ministres CDN-V. Les travailleurs en payeront le prix qui sera lourd de conséquences.

Par le passé, après une période d’instabilité politique et d’événements sociaux mouvementés, nous avons été confrontés aux pouvoirs spéciaux notamment sous le gouvernement Martens-Gol de 1983 à 1986. Les plus anciens s’en souviendront. Il était composé de libéraux francophones et de chrétiens flamands. Les travailleurs et les petites gens ont casqué car il fallait renflouer les caisses des entreprises et nos libertés en ont pris un coup…

En 1938, Orson Welles et sa troupe de théâtre défraya la chronique aux Etats-Unis en mettant en ondes sous forme de feuilleton « La Guerre des Mondes » d’après le roman de H G Wels, semant la panique dans l’ensemble du pays. La population américaine se rua dans les commissariats de police et comme aujourd’hui elle vida les échoppes des magasins d’alimentation. C’était avant que la télévision ne s’installe dans les foyers. Naguère, Le général De Gaulle traitait les Français de veaux. Aujourd’hui, on pourrait dire que les téléspectateurs sont des moutons…

Actuellement, à la télévision, sur toutes les chaînes partout dans le monde, les pseudos journalistes semblent formatés, même tenue, même tête d’enterrement, les femmes aux coiffures peroxydées débitent le même discours celui de la pensée unique. En cette période de confinement, c’est peut-être l’occasion de relire les grands classiques et je vous recommande de relire « Le meilleur des mondes » de Aldous Huxley écrit en… 1932 ! Ce roman était prémonitoire.   Aldous Huxley écrit notamment : « Il y aura dès la prochaine génération une méthode pharmaceutique pour faire aimer aux gens leur propre servitude, et créer une dictature sans larmes, pour ainsi dire, en réalisant des camps de concentration sans douleur pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront privés de leurs libertés, mais en ressentiront plutôt du plaisir. »

Freddy Guidé

Peut-être distinguera-t-on à la fin de ce siècle deux classes d’hommes, les uns formés par la télévision, les autres par la lecture.
 

Ernst Junger

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