
C’est dès sa prime jeunesse que Georges est confronté avec le dur monde du travail. À l’âge de 12 ans, il exerce une série de travaux sans qualification précise. Une de ses pensées relate son état laborieux : « Je dois travailler pour aider mes parents à élever les plus jeunes et pour instruire les plus fortunés »
Adulte, on le retrouve membre du Parti Ouvrier Belge puis fondateur du Parti Communiste à Prayon.
Militant infatigable, il diffuse le Drapeau rouge, l’organe de presse du Parti communiste. Hebdomadairement, il parcourt pendant 30 ans son quartier populaire de La Brouck en scandant, le journal à la main, la phrase suivante : « Qui l’oublie, s’oublie ». Ces mots simples traduisent la volonté exprimée dans la défense de ses convictions.
Lors de la 2 ème guerre mondiale, Georges et Marie Fassotte contribuent de leur mieux à la libération des peuples démocratiques. Il cache notamment des antifascistes allemands pour qu’ils échappent à la barbarie nazie. Ils seront officiellement reconnus comme militants antifascistes par Jean Spielmann, dirigeants de la R.D.A.
Le 22 juin 1941, un gendarme de Prayon accompagné de la Gestapo arrête Georges. Il est incarcéré à la citadelle de Huy où il est, entre autres, le compagnon de prison de Julien lahaut. Il est libéré le 3 août 1941.
Sa conception de la vie de tous les prolétaires, il l’applique dans son quartier. L’installation dans les cités et les cantines de La Brouck de travailleurs d’origine polonaise, hongroise, yougoslave, Italienne et espagnole, lui donne l’occasion de manifester son aide et sa solidarité. C’est que les conditions de travail dans la métallurgie et de subsistance dans le quartier ne sont pas idéales.
Fidèle à ces convictions, mais tolérant envers les idées de ses compagnons, il aide le chapelain Bentein dans sa volonté d’améliorer le quotidien des plus démunis.
Jean-Marie Bastin et Michel Libert, écrivains locaux relatent dans des passages de leurs livres l’accueil, fait par George et Marie à des amis immigrés.
À l’occasion de leurs noces de diamant et lors des décès, la presse de gauche relate leurs qualités de démocrates et de militants
Extrait du récit rédigé par André Dombard.