Les derniers moments de vie des Chevaliers du Travail.


Il serait évidemment fort intéressant d’étudier les répercussions de ce congrès sur le comportement des militants communistes dans les années trente et plus particulièrement lors de la grève générale des ouvriers mineurs de l’été 1932. Ajoutons que l’année 1929 connaît une nouvelle campagne électorale législative.

Le 26 mai, le P.O.B. connaît à nouveau l’échec. A Charleroi, il garde ses 7 députés mais il perd 4.411 voix.  Les communistes y obtiennent 5.140 voix, les trotskistes 2.951 voix, soit ensemble un gain de 2.124 voix.

Notons ici qu’en 1930, les sections des Chevaliers du Travail en pays minier donnent naissance à la Centrale révolutionnaire des mineurs.

Les événements de la grève générale de 1932 ont été rappelés dans un ouvrage collectif paru en juillet 1994, édité par la F.J.J. et l’I.H.O.E.S. : « Mineurs en lutte – La grève générale de l’été 32 » (Serge Deruette, Michel Hannotte et Jacques Lemaître)

Après la grève, de vives tensions vont se rallumer entre ce qui reste du Syndicat des Chevaliers du Travail (notamment à Marchienne-Docherie) et la Centrale des mineurs.

C’est à cette période que le Parti communiste lance des idées et des actions nouvelles : constituer des comités d’entreprise, éditer des journaux d’entreprise et créer des comités de chômeurs.

En 1935, les trotskistes, groupés à Charleroi autour de Léon Lesoil, rejoignent la Centrale des mineurs et Lesoil lui-même demande son affiliation au P.O.B.

A la même époque, la fédération des Chevaliers du Travail qui regroupe des ouvriers mineurs négocie également un retour à la Centrale des mineurs. C’est ainsi que sept sections des Chevaliers du Travail ( Gilly, Châtelineau, Montignies-sur-Sambre, Ransart, Jumet, Spy et Auvelais – soit environ 1. 1 00 Chevaliers)  rejoignent la Centrale des mineurs.

Deux groupes refusent cette fusion : celui qui est influencé par J.B. Cornez à Dampremy, Marchienne-Docherie et Lodelinsart et celui qui est conduit par Henri Glineur à Jumet-Brulotte et à Roux-Aiselies.

Il semble qu’une certaine influence des Chevaliers du Travail ait persisté à Charleroi jusque dans les années 1954-56 mais nous manquons totalement d’informations sur cette période.

Je ne connais pas encore le contexte et les modalités qui ont permis que la Maison de Peuple de Dampremy soit finalement devenue celle de la Fédération de Charleroi du P.C.B.

Dr Jacques Lemaître

Comme le mentionne Jacques Lemaître, les procès-verbaux sont bien tenus dans le grand livre mais nous n’avons pas d’archives à partir de la guerre 1940-1945.Toutefois, nous pouvons vous donner les informations obtenues grâce aux copies figurant au Moniteur belge.

La Vigilance

Peinture retrouvée dans l’ancien café de la Nouvelle Vigilance sous plusieurs couches de papier peint.

Extraits tirés du document rédigé le 22 juin 1890 par l’Etude de Maître Gillieaux : «  Vente d’un terrain à la société coopérative  «  La Vigilance », Union des mineurs de Dampremy représentée par 10 signataires houilleurs habitant Dampremy à l’exception de l’un d’entre eux habitant Lodelinsart suivant l’acte établissant la création de ladite société actée le même jour.

Il leur est vendu un terrain d’une superficie de 32 a 12 ca pour le prix de 2700 FB.

La construction à venir devra être érigée à 3 m 40 du chemin.
Le notaire certifie qu’il a reçu 2000 FB des administrateurs de la société. Quant aux 700 FB de surplus, ils devront être payés au propriétaire avec intérêt annuel de 5 % en son domicile dans les trois mois à dater de ce jour.

Le Vigilance en liquidation

Le 30 septembre 1961, suite à la tenue de l’assemblée générale de la Vigilance a été actée sa dissolution en présence de deux liquidateurs MM Willems et Lhoir. Cette assemblée générale  a approuvé l’apport fait à la Nouvelle Vigilance des biens de la société moyennant la distribution des 100 parts aux associés de la façon suivante :

Pour M Alexis Magis : 10 parts
Pour les 15 autres 6 parts chacun donc un total de 90 parts

Ce qui fut fait sous la signature de MM Georges Glineur, président et Alexis Magis, secrétaire.

La Nouvelle Vigilance en augmentation de capital

En sa séance du 21 septembre 1962, les liquidateurs de la SC La Vigilance font l’apport d’un immeuble sis rue Jules Destrée à Dampremy dénommé Maison du Peuple. Les liquidateurs distribuent les 100 parts.

 Il est signalé que le Conseil d’administration de la Nouvelle Vigilance agrée comme membres tous les membres de la société en liquidation.

La nouvelle société est représentée par MM Emmanuel Willems, Maurice Magis, Arthur Bleux, Robert Dussart et Jules Martin.

Robert Tangre

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